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  • Sandra Guignot

L'alimentation du Covid-19

Mis à jour : juin 15

De ce contexte anxiogène, en résulte un stress accru ayant une incidence non dédaignable sur notre fonctionnement immunitaire et de manière plus générale sur notre organisme ; et il est évident que notre alimentation joue un rôle essentiel pour y faire face.


Coronavirus


Causé par le SARD-CoV, le coronavirus doit son nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui l’entoure. Cependant, nous restons encore pauvre d’information à son sujet qui fait pourtant des dégâts considérables à l’échelle mondiale.

Mettons ainsi toutes les chances de notre côté en misant sur une assiette qualitative



Booster son immunité


Ce sera sans aucun doute le but premier, permettant ainsi de lutter contre les agents pathogènes (Covid-19 dans ce cas) et le stress de manière générale (peur, inquiétude face à notre nouvelle situation financière, professionnelle, etc ...).


  • Radicaux libres


Lorsque les cellules sont attaquées (infections, inflammation, tabac, stress, UV, pollution, mauvaise alimentation, etc..), le corps produit des atomes instables qu’on appelle radicaux libres.


A savoir qu’un bruit de fond est normal et nécessaire suite à la production d’énergie par nos mitochondries (centrale énergétique des cellules). Cependant une multiplication de ces molécules devient toxique pour l’organisme, engendrant l’oxydation de celui-ci (= stress oxydatif).


En conséquence : des dommages cellulaires, notamment sur l’ADN, favorisant la vulnérabilité aux maladies, aussi diverses qu’elles soient.

Sans compter que le stress oxydatif accélère le vieillissement.


  • Antioxydants


Ainsi pour neutraliser ces radicaux libres en excès, le corps fait appel à une substance chimique nommée ‘antioxydant’.


Sa fabrication endogène étant limitée lors de situation de stress chronique ou d’infection, il sera avantageux d’en tirer les bénéfices de notre alimentation (issues d’enzymes ou vitamines).


  • En pratique


En résumé :

- Les fruits et légumes colorés,

- les épices,

- les aromates


A consommer idéalement :

- Frais (les surgelés sont une bonne alternative)

- crus

- Locaux et de saison
















Prendre soin de son microbiote


Il s'agit d'avoir une alimentation riche en fibres prébiotiques (nourriture de la flore intestinale) dont font partis les polyphénols précédemment évoqués.


  • Effets des fibres prébiotiques


Les prébiotiques des fibres (ici la pectine de la pomme) subissent une digestion au niveau du colon, appelé fermentation...


... qui modifie favorablement la flore intestinale ... nourrissant ainsi les bonnes bactéries présentes dans cette dernière (bifidobactéries).







MICROBIOTE ÉQUILIBRÉ = INFLAMMATION CONTRÔLÉE



  • En pratique


Les prébiotiques sont représentés par les fructo-oligosaccharides (FOS), les galacto-oligosaccharides (GOS) la cellulose ou encore l’inuline :


- Fruits : banane (pas trop mûre), fruits rouges, etc ...

- Légumes : chicorée, endive, asperge, topinambour, poireau, artichaut, salsifis

- Condiments : oignon, ail

- Produits céréaliers complets : blé complet, pain de seigle, son / flocon d'avoine, etc... et froment

- Légumineuses* : pois chiches, lentilles, haricots blancs et rouge etc...


* Les faire tremper 12h pour neutraliser une partie des anti-nutriments (acide phylique) que nos enzymes ne sont pas capables de digérer.



Optimiser son statut protéique ...


Les cellules immunitaires et les anticorps étant des protéines, il sera important de les nourrir.


Volailles, œufs, poissons (environ 20g pour 100g) s'inviteront donc dans notre assiette.

En revanche, limiter la viande issue d’élevage intensif (notamment viande de bœuf, porc) et la viande rouge.


Concernant les protéines végétales (légumineuses entre autres), elles sont tout autant voir plus riches en protéines (exemple lentilles corail : 26g pour 100g), alors pourquoi s'en priver ?



... Et son apport en bon 'gras'.


Rappel : les lipides représentent 30 à 35% de notre apport énergétique total (AET).


  • Privilégier les oméga 3

Précurseurs de prostaglandines (molécules des liquides séminal et amniotique et le placenta) bénéfiques pour inflammation.


- Huile (lin, colza, noix, cameline) de 1ère pression à froid : 1 cuillère à soupe / repas

- Petit poisson gras (sardines, maquereau, thon, saumon) : 1 à 2 fois / semaine

- Fruits oléagineux : (noix, noix de Grenoble, amandes) : 1 poignée / jour



  • Limiter les oméga 6

Précurseurs, au contraire, de prostaglandines pro-inflammatoire.


- Huile de tournesol, de pépin de raisin, de maïs,



Hydratation


Il sera essentiel de boire de l'eau (de préférence de source ou du robinet) tout au long de la journée, réparti comme suit :

- 1 verre au réveil (le petit ciron pressée dans son verre d'eau tiède à jeun fonctionne aussi)

- 0,5 L au cours de la matinée

- 1 à 2 verres maximum au déjeuner

- 0,5 L au cours de l'après midi

- 1 à 2 verres au dîner

- 1 verre au coucher


En ce qui concerne l'alcool, un verre de vin rouge pourra entrer dans la composition d'un de ses repas si sa consommation ne devient pas excessive. C'"est pour sa teneur en tanin (polyphénol) qu'on optera pour ce choix.



Cuisson


Privilégier une cuisson à la vapeur douce.

Opter de préférence pour une poêle en acier inoxydable et limiter celles anti-adhésives (Si c'est le cas, assurez-vous que le revêtement ne contient pas de substances chimiques PFOA ou APFO.



S'écouter


Les placards me tendent les bras ... mais "ai-je vraiment faim ?"

Et si ce n'était pas plutôt par ennui ou gourmandise, pour combler une fatigue ou manque de sommeil que l'on est amené à ouvrir ses portes !?


La situation actuelle est propice aux excès alimentaires. Mais c'est peut-être aussi le moment opportun d'être à l'écoute de ses sensations alimentaires (faim, satiété) sans se laisser prendre par nos émotions.



Avoir une bonne hygiène de vie


Cela passe par :

- La pratique d'une activité physique et ou de relaxation (étirements, méditation, yoga) : minimum 30 minutes / jour à intensité moyenne

- La qualité du sommeil : minimum 8h/jour

- Des pensées positives ('Le positif attire le positif')

- Manger à heures fixes

- Se laver les mains, on ne vous le répétera jamais assez




Conclusion

Il sera primordial d’avoir une assiette de qualité pour prévenir l’apparition de maladie, lutter contre l’anxiété et pallier à d’éventuelles carences qui ne feraient que rajouter un stress supplémentaire à notre corps.


Essayons au possible de tirer les bénéfices de cette situation et profitons en pour instaurer de nouvelles habitudes alimentaires.

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Diététicienne-Nutritionniste

Educatrice sportive

Yoga & Pilates instructeur

: sandra-dietsport@hotmail.com

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© 2017 par Sandra Guignot. Créé avec Wix.com